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Poems—F

Les Femmes de Magdala

Poésie de Louis Gallet
Musique de J. Massenet
à Ernest Húbert
Also 20 Mélodies — volume I #3 [1875]

La soleil effleure la plaine.
L’ombre des palmiers frémissants
Glisse sur la claire fontaine
Avec des souffles caressants,
L’ombre glisse sur la claire fontaine.
C’est l’heure du repos, l’heure du repos, l’heure délicieuse,
Où partant, au bord du chemin,
A la foule silencieuse,
Nous apparaît Jésus, le beau Nazaréen;
C’est l’heure, l’heure délicieuse!..
L’ombre des palmiers frémissants
Glisse sur la claire fontaine.
C’est l’heure du repos, l’heure du repos, l’heure délicieuse,
Où parlant, au bord du chemin,
A la foule silencieuse,
Nous apparaît Jésus le beau Nazaréen;
C’est l’heure, l;heure délicieuse…
C’est l’heure délicieuse!…

Feux-follets d’amour…

Poem by Madeleine Grain
Music by J. Massenet
Also Expressions lyriques #10

           (Déclamation rythmée)

« Mes sœurs ! dans cette nuit d’étoiles
Je sens le printemps voltiger !
Où fuyez-vous ?
Où fuyez-vous ?
Un vent léger
Caresse mollement vos voiles…
Un vent léger un vent jaloux…
Où fuyez-vous ? »

Ainsi, devant la vierge blanche,
Ses sœurs passent…
L’une se penche.

« Sens !..
De parfums, le soir, est lourd !
Viens avec nous !
Viens à l’amour ! »
Elle hésite !..
Et sur les prairies,
Près des sources, dans les forêts.
Des nymphes sur les gazons frais
En souples théories, glissent…
 »Sur les gazons… les gazons roux,
Où glissez-vous ? »

 « Viens ! »
Et la vaporeuse bande
Serpente, serpente, ondule sur la lande,
L’enlace, l’enlace :
« Viens ! Viens ! Viens !
Le temps est court !
Fuis avec nous !
Fuis vers l’amour ! »
Las !
D’aimer… la vierge succombe !
Dupuis, par les soirs désolés,
Du sein des eaux, les feux-follets
viennent l’arracher à sa tombe :

          (douloureux)

« Feux-follets !
Où m’importez-vous ! »
Danse avec nous !

          (échevelé ; enivré)

Et renouant leurs farandoles,
Tourbillonnant en rondes folles,
Ils dansent, ils dansent, dansent, dansent, ils tournent, tournent jusqu’au jour ah !
Les pales feux-follets d’amour !
Les feux-follets d’amour !

Les Fleurs

Mélodie pour Soprano et Bayrton
Poésie de Jacques Normand
Musique de J. Massenet
à mon ami Jules DIAZ de SORIA et à SA FILLE
Also 20 Mélodies — Volume IV #20 [1896]

Soprano

Jetant leur fantaisie exquise de couleurs
A l’étalage des fleuristes,

Baryton

Elle sont tour à tour ou joyeuses on tristes,

Duo

Les fleurs!

Soprano

Joyeuses,

Duo

Elles vont porter les mots frôleurs
A l’oreille des bien aimées,
Disant: bonheur, espoir, ivresses enflammées…
Les fleurs!

Baryton

          (très déclamé un peu en dehors)

Tristes, elles s’en vont mourir, vagues pâleurs,
Dans nuit des tombes glacées,

Soprano

Disant: désespoirs, deuils, soupirs,

Duo

Âmes blessées,
Les fleurs!

Soprano

Joyeuses,

Duo

Elles vont, par groupes enjoleurs
Briller en nos fêtes frivoles:
Disant: luxe, plaisir, insouciances folles…
Les fleurs!

Soprano

Tristes, avec Novembre,

Baryton

Elles viennent en pleurs
Dire
Les chers anniversaires,

Duo

          (très expressif)

Les souvenirs aimés et les regrets…

Soprano

…sincères

Duo

Les fleurs!

Baryton

Ainsi,
S’associant aux gaîtés, aux douleurs,

Soprano

Selon que le veut notre envie,

Duo

Elles sont nos témoins et nos sœurs
Dans la vie,

          (avec élan)

Les fleurs.

Fourvières

Poem by Maurice Lena
Music by J. Massenet
à mon ami Mr. Cretin-Perny,
professeur au Conservatoire de Lyon

Dans la brume rêveuse où dort
L’âme des vœux et des prières,
Ainsi qu’un ostensoir,
Fourvières
Lève aux cieux sa Vierge d’or.
La voix des blanches litanies
S’émplore aux pieds divins; l’encens,
Parmi les images bénies,
Flotte en parfums reconnaissants.
Vierge, la candeur des vieux âges
Fleurit votre simple maison:
N’y voit-on pas en oraison,
A genoux, mains jointes, les Mages.
Jusqu’à vous, du fond des quartiers,
Tel un vague frôlement d’ailes,
Le bruissement des métiers
Murmure ses hymnes fidèles.
Ah! Que sur la vieille cité,
Où survit encor la prière,
Votre sourire de bonté
Verse éternellement sa mystique lumière!
Vierge, source de tous les dons,
Que sur notre âme pécheresse,
De vos si douces mains, d’où plane une caresse,
Neige éternellement la manne des pardons!

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Last updated March 17, 2008