|

Poems—E
Élégie
Parole de Louis Gallet
Musique de J. Massenet
à Madame Marie Brousse
Also 20 Mélodies — Volume I #1 [1875]
(très expressif et avec accablement.)
O doux
printemps d’autrefois,
Vertes saisons,
Vous avez fui pour toujours!
Je ne vois plus le ciel bleu,
Je n’entends plus les chants joyeux des oiseaux!
En emportant mon bonheur,
O bien aimé tu t’en es allé.
Et c’est en vain que revient le printemps!
Oui, sans retour, avec toi, le gai soleil,
Les jours riants sont partis!
(avec douleur)
Comme en
mon cœur tout est sombre et glacé!
Tout est flétri!
Pour toujours!
Elle s’en est allée !
Poem by Lucien Solvay
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Rachel Neyt
Also 20 Mélodies — Volume IV #15 [1986]
Là-bas, là-bas, sous
d’autres cieux,
Loin de mes bras, loin de mas yeux,
Elle s’en est allée,
Comme une hirondelle qui fuit
Ces climats brumeux dont l’ennui
Glace mon âme désolée,
En me murmurant: «au revoir,»
Souriante, sans rien savoir
De ma douleur inconsolée.
Au caprice du sort vainqueur,
Emportant ma vie et mon cœur,
Et toute ma joie envolée!
Elle s’en est allée,
et je suis seul, seul… et mes sanglots
Sans cesse troublent les échos
De ma plainte en vain exhalée
Et je cherche… soins superflus!
Et j’appelle… je n’entends plus
(avec désespérance)
La voix
de la chère exilée!..
Hélas! elle s’en est allée!
Loin de mes bras! sous d’autres cieux!
Là-bas… loin de mes yeux!…
Là-bas… loin de mes bras…
Elle s’en est allée…
Là-bas! sous d’autres cieux!
En voyage
Poem by Th. Maurer
Music by J. Massenet
Also Expressions lyriques #3
(Déclamation
rythmée)
On donc
allez-vous, Madame,
Sans postillon ni piqueur ?
Je m’en vais porter mon âme
Où s’en est allé mon cœur.
Pourquoi la voiture est-elle
Sans or, satin ni velours ?
A quoi bon ?
C’est, telle quelle,
La voiture des grands jours.
Elle a pris un ton morose,
sous les injures de l’air
Le matin la fait d’or rose,
Et la lune d’argent clair.
ce carrosse, qui le traîne ?
Il ne roule pas tout seul !
L’espérance, ma marraine,
Avec l’Amour mon filleul.
Mais rien qu’à voir comme il penche,
Il va courir de guingois.
Sans déplacer une branche
Il traversera les bois.
quand vous mettrez-vous en route
Pour ce voyage enchanté ?
Avant de partir, j’écoute
Si l’alouette a chanté.
Pourquoi nous quitter, petite,
Par ce printemps embaumé ?
Au mois d’Avril on va vite ;
On va loin au mois de mal !
Dans cette pauvre voiture
Vous aurez chaud au mois d’août.
On peut tenter l’aventure, quand le bonheur est au bout !
Enchantement !
Poem by Jules Ruelle
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — Volume III #3 [1891]
Comme un
rayon qui luit,
Toi, qui viens dans la nuit,
Beauté qui m’as séduit
Et dont mon cœur chérit l’image,
Es-tu l’ange gardien,
Mystique et doux lien?
Es-tu l’almée, ou bien
Un adorable et vain mirage?
Es-tu le désespoir
Insensible à la plainte?
Viens-tu du gouffre noir
Ou de la sphère sainte?
Qu’importe!
Eu te cherchant,
Dans un rêve enivrant,
Mon cœur charme plane et t’implore.
Ange, Sylphe ou Péri,
Ô toi qui m’as souri,
Qui donc es-tu?
Je n’en sais rien, mais je t’adore!
Pendant les soirs d’été,
Que de fois j’ai chanté!
Vaporeuse beauté,
Toujours tu gardes le silence.
Pourtant l’ardent soupir
Des fleurs et du zéphyr
Et le ciel de saphir,
Tout me révèle ta présence.
Parfois je fus ravi,
Croyant voir ton sourire
Éclairer l’infini…
Ah! j’étais en délire!
Etends mon cri d’amour;
Ne fût-ce qu’un seul jour,
Viens près de moi, viens, je t’implore.
Que m’importe ton nom!..
Ange, Sylphe ou Démon,
Je suis à toi,
Viens, je t’appelle, je t’adore!..
Les Enfants
Poem by Georges Boyer
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — volume III #1 [1891]
On ne
devrait faire aux enfants
Nulle peine, même légère,
Ils sont si doux, ces innocents
Suspendus au sein de leur mère!
Dieu nit dans leurs yeux caressants
Comme un rayon de sa lumière.
Quand ils vont, à pas chancelants,
Le Lys s’incline jusqu’à terre,
Et, les voyant passer si blanc,
Le tourtereau se croit leur frère!..
Ils tiennent des propos touchants
A la nature tout entière;
Aux animaux, aux fleurs des champs,
Qui répondent à leur manière.
Vous dites: «Ce sont des tyrans!..»
Mais leur empire est débonnaire,
Et savent-ils, les ignorants!’
Que leur chanson peut vous déplaire.
Ingrats! leurs clairs gazouillements
Sont comme un baume salutaire,
Ce sont eux qui dans vox tourments
Arrivent seuls à vous distraire.
Aussi, soyez-leur indulgents,
Pour eux jamais de front sévère,
Les chérubins ont bien le temps
De connaître notre misère!..
Et puis
Poem by Maurice Chassang
Music by J. Massenet
à Madame Marthe Channsang
Also 20 Mélodies — Volume VIII #15 [1914]
Vous
aurez la fleur d’oranger,
Dans les cheveux comme au corsage,
Et, pour voiler votre visage,
Du tulle, en nuage léger.
Je serai tout noir, pour changer!
Vous, toute blanche, c’est l’usage,
Vous aurez la fleur d’oranger,
Dans les cheveux comme au corsage.
Et puis, à l’heure du berger,
Je sentirai, tendre présage,
Un parfum très simple, très sage,
De vos atours se dégager…
Vous aurez la fleur d’oranger.
Être aimé
Poem by Victor Hugo
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — Volume VIII #16 [1914]
Être aimé
Tout est là, vois-tu.
Jaime et l’on m’aime;
Cela dit, tout est dit.
Pour que je sois, moi-même,
Fier, content, respirant l’air libre à pleins poumons,
Il faut que j’aie une ombre et qu’elle dise: Aimons!
Il faut que mon âme une autre âme se double;
Il faut que, si je suis absent, quelqu’un se trouble
Et, me cherchant des yeux, murmure:
Où donc est-il?
Être aimé! tout est là, vois-tu.
Être aimé!
Éveil
Poem by Alfred Gassie
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — Volume VIII #20 p1914]
La vierge
étoile est effacée;
Le dernier rayon argentin
Fond dans l’aurore et la rosée.
Ouvre tes yeux: c’est le matin.
Entends-tu frôler ta fenêtre,
Ce frisson d’aile et de berceau?
Un nid bruit, un vol veut naître;
Ouvre tes volets: c’est l’oiseau.
Ton sein frémit et bat plus vite;
Dans ton cœur il fait presque jour:
Un chant mystérieux t’invite…
Ouvre ton âme: c’est l’amour.
L’Éventail
Poem by Stop [Morel-Retz ?]
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Marg. Vilma
Also 20 Mélodies — Volume IV #13 [1896]
Aimable
bijou de famille,
Eventai léger et charmant
Qu’un jour ma grand-mère à sa fille
Donna, lorsque j’étais enfant;
Te voilà sur mon étagère,
Couché sur ton doux oreiller…
Bel éventail de ma grand-mère,
Que dirais-tu si tu pouvais parler?
Dans tes plis, un berger courtise
Sa bergère poudrée à blanc,
Près d’un petit mouton qui frise,
Au pied d’un arbre extravagant;
Gare! votre bonnet, ma chère,
Sur les moulins va s’envoler!
Bel éventail de ma grand-mère,
que dirais-tu si tu pouvais parler?
Ah! que de tendres confidences,
De doux secrets par toi surpris,
Que de rougeurs, que de silences,
Que de serments, parfois trahis!
On sent, de ta trame légère,
Un parfum d’amour s’envoler…
Bel éventail de ma grand-mère,
Que dirais-tu si tu pouvais parler?
Que dirais-tu si tu pouvais parler?
Extase printanière
Poem by André Alexandre
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Madeleine de
Nocé
Also 20 Mélodies — Volume VI #6 [1903]
O je
t’implore à genoux!
Que l’extase printanière
A longs flots réveille en nous
La jeunesse, la jeunesse et la lumière!
Par les chemins que le soir
D’un clarté rouge inonde,
Nous irons, tremblants d’espoir,
Ivres d’être seuls au monde!
Que l’extase printanière
A longs flots réveille en nous
La jeunesse, la jeunesse et la lumière!
Notre aveu si grand, si beau
Fera des métamorphoses;
Les noirs cyprès du tombeau
S’épanouiront en roses!..
Que l’extase printanière
A longs flots réveille en nous
La jeunesse, la jeunesse et la lumière!
Viens! Viens! quand nos baisers d’amour
Résonneront sous la terre,
Les morts diront:
« C’est le jour, »
Et rouvriront leur paupière.
Que l’extase printanière
A longs flots réveille en nous
La jeunesse, la jeunesse et la lumière.
Les extases
Poem by Annie Dessirier
Music by J. Massenet
à Lucy Arbell
Also 20 Mélodies — Volume VIII #3 [1914]
Des
chants, des fleurs et du soleil,
Des baisers aux lèvres, des roses!
De l’azur… l’océan vermeil,
De l’amour… sur toutes les choses!..
Des rayons d’or par tout le ciel,
Des murmures de douce brise!..
Des parfums au souffle irréel…
La volupté qui passe et grise!
Des chants, des fleurs et du soleil,
Des baisers aux lèvres, des roses!
De l’intensité… les plaisirs;
Des sourires… folles ivresses!
Des émois… de troublants désirs,
De longs frôles… et des caresses!
Des chants, des fleurs et du soleil,
Des baisers aux lèvres, des roses!
De l’amour… sur toutes les choses!
De l’amour! De l’amour!
Site Map
A word from Bob
Contact Bob
Last updated
March 17, 2008 |