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Poems—C
Ce que disent les cloches
Poem by Jean de la Vingtrie
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Marie
Grandeau
Also 20 Mélodies — Volume VI # 2 [1903]
Les
cloches tintent dans l’air triste
Leurs longs appels à Dieu,
Et leur voix dans mon cœur persiste
Comme un ancien aveu.
Elles ont la douceur navrante
De tout ce qui s’en va;
Elles disent la vaine attente
Des choses qu’on rêva…
Les cloches tintent dans l’air triste…
Elles ont la voix désolée
Des souvenirs heureux,
Des chants d’oiseaux dans une alée
Où l’on venait à deux.
Les cloches tintent dans l’air triste…
O sœurs des espérances martes,
des grands bonheurs finis,
De l’herbe haute au seuil des portes,
Des couples désunis…
Les cloches tintent dans l’air triste… triste…
Ce sont les petits que je veux chanter
Poem by Edouard Grieumard
Music by J. Massenet
à Jean et Madeleine Gironce
Also 20 Mélodies — Volume V #8 [1899]
Ce sont les petits que je
veux chanter,
Viens, Jean!
Viens aussi, douce Madeleine!
Je connais Perrault et vais vous conter
Une historiette et tout d’une haleine.
Ce sont les chéris qu’il faut amuser.
Viens, Jean!
Viens aussi, grande Madeleine!
Dans vos blond cheveux je vais déposer
Des œillets, des lys, de la marjolai…
Incomplète! {Kalmus
mis-pubilshed the page)
C’est l’amour!
Poem by Victor Hugo
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — Volume VII #4 [1912}
(avec
élan)
Oh oui!
la terre est belle et le ciel est superbe,
Mais quand ton sein palpite et quand ton œil reluit,
Quand ton pas gracieux court si léger sur l’herbe
Que le bruit d’une lyre est moins doux que son bruit,
Quand brille sous tes cils, comme un feu sous les branches,
Ton beau regard terni par de longues douleurs,
Quand sur les maux passés tout à coup tu te penches,
Que tu veux me sourire et qu’il te vient des pleurs,
Ce qui sort à la fois de tant de douces choses,
Ce qui de ta beauté s’exhale nuit et jour,
Comme un parfum formé du souffle de cent roses,
C’est bien plus que la terre et le ciel, c’est l’amour!
Chanson andalouse
Poem by Jules Ruelle
Music by J. Massenet
à Monsieur Lauwers
Also 20 Mélodies — Volume IV #4 [1896]
Pourquoi
chanter
L’amoureuse ivresse?
Pourquoi m’aimer?
Folle est ta tendresse!
Mon âme, un jour, s’endormit glacée
Après un ardent baiser.
La flamme meurt effacée;
Pourquoi m’aimer?
Comme un vain songe,
Un beau mensonge,
Comme un vain songe,
Un beau mensonge,
Ah!
Je garde l’ardent baiser;
Pourquoi donc m’aimer?
Aux coridas,
Dont Séville est fière.
Des Señoras
J’étais la première,
Et je riais quand à mon oreille
Un galant parlait tout bas.
L’amour toujours veille,
Il m’a surprise, hélas!
Aveu timide,
Heure rapide,
Aveu timide,
Heure rapide,
Ah!
Langueur du premier amour,
Volupté d’un jour!..
Et dans les bois
Je vais, oublieuse,
Et nulle voix
Ne me rend joyeuse.
J’ai froid au cœur et l’amour frivole
A pris mon premier baiser.
D’amour la chanson est folle,
Pourquoi m’aimer?
Comme le rêve
Que l’aube achève,
Comme le rêve,
Que l’aube achève,
Ah!
Tu fois, volupté d’un jour,
Hélas! sans retour!
Hélas! pourquoi donc m’aimer?
Chanson de Capri
Parole de Louis Gallet
Musique de J. Massenet
à Diaz de Soria
Also 20
Mélodies — Volume I #13 [1875]
Connaissez-vous qui m’a charmé?
C’est une belle enfant aux grands yeux riants et doux.
La voyez-vous passer là-bas
D’un pas leste et joyeux, ivre d’azur et de soleil.
Caché parfois sous les jasmins,
Je la poursuis et la surprends!
Combien alors le jour me semble pur!
Combien gaîment s’enfuit le temps léger!
Savez-vous bien que pour moi seul
Elle à voulu garder tous les trésors de sa beauté?
Son cœur est mien
Comme son front
Comme ses bruns cheveux et ses yeux noirs que j’aime tant!
Quand un galant lui dit un mot,
D’un air moqueur elle sourit…
Et triomphant j’accours à ses genoux,
En murmurant son nom dans un baiser!
Est-il vraiment plaisir meilleur
Qu de vivre et d’aimer sans rien prévoir de l’avenir?
Pourquoi songer au lendemain
Quand le ciel est doré, quand le printemps semble éternel!..
Ainsi, je vais insouciant,
Ravi d’aimer et d’être aimé!..
D’un seul retard nos cœurs se sont donnés,
Rien ne saura jamais les séparer!
Chansons des Bois d’Amaranthe
Suite pour Voix de Soprano, de Contralto,
de Ténor et de Baryton
Poèmes de Marc Legrand (d’après Redwitz)
Musique de J. Massenet
À ma fille Madame Léon
Bessand
I. Trio
(Soprano, Contralto, Ténor): O bon printemps.
O bon printemps, printemps
fidèle,
Tu nous reviens les bras chargés,
Pour l’arbre, de feuilles nouvelles,
Pour la fleur, d’habis ramagés.
Tu rends au ciel sa clarté pure,
A l’oiseau son chant plein d’émoi,
La gai soleil à la nature….
Mais que rapportes-tu pour moi?
II. Duo
(Soprano, Contralto): Oiseau des Bois
Oiseau des bois, petit
farouche,
Dis pourquoi ta chanson me touche
Plus que coutume aujourd’hui?
En l’écoutant, ma joie est telle
Que je voudrais avoir des ailes
Et jusqu’à Dieu, mon cœur te suit.
As-tu vu, cette nuit, en songe,
Tu compagne pour cet avril?
Prends bien garde à ce doux mensonge!
Comme moi, tu cours grand péril.
III. Quatuor
(Sop. Cont. Ténor. Bar.): Chères fleurs
Chères fleurs, ne vous fiez
point
Au vent qui vous frôle de l’aile!
Il parle trop d’amour fidèle :
L’amour fidèle parle moins.
IV. Trio
(Soprano, Contralto, Ténor); O ruisseau
O ruisseau, ta voix est
câline
Et je t’ai supris plus d’un jour
Echangeant avec l’églantine
Secrètement des mots d’amour
Dès que tu parlais, d’elle même
Sa branche s’inclinait vers toi,
N’est-ce pas? Si jamais on m’aime,
Tes mots d’amour, apprends-les moi.
V. Quatuor ((Sop. Cont. Ténor. Bar.) Chantez
Chantez
tout à votre loisir,
Petits oiseaux aux voix legères,
Chantez les splendeurs printanières,
Chntez l’amour et le plaisir !
Lorsque vous chanteriez encore
Des milliers de soirs et d’aurores,
Vous n’auriez pas assez chanté
L’œuvre divine et sa beauté
Le chanson des lèvres
Poem by Jean Lahor
Music by J. Massenet
à Madame Georgette Leblanc
Also 20
Mélodies — Volume VIII #9 [1914]
Lèvres, ô
mères du baiser,
Qui savez parfois apaiser
La soif de l’âme,
Lèvres exquises de l’enfant,
Lèvres de l’amour triomphant;
Lèvres de femme;
O lèvres qui buvez nos pleurs,
Lèvres plus douces que les fleurs,
Fleur rouge ou rose,
Fleur qu’empourpre la passion,
Fleur pâle où l’adoration folle se pose;
Sources des chansons et des voix,
Qui gazouillez, ainsi qu’aux bois
Les nids de mousses,
Lèvres aux longs babils charmants,
Lèvres d’enfants, lèvres d’amants,
Toutes si douces;
Je vous bénis pour les douleurs,
Pour la joie ardente ou les pleurs,
Les chaudes fièvres,
Pour extases d’autrefois
Et les baisers que je vous dois,
O lèvres, chères lèvres!
O chères lèvres!
Chanson désespérée
Poem by Edmond Teulet
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — Volume VII #5 [1912]
Si je
pouvais chanter encore
Je te dirais:
Viens dans mes bras!
Viens écouter mon cœur sonore,
A sa chanson tu vibreras;
Mais j’ai tant chanté la méchante,
Pour lui plaire et pour l’exalter,
Que devant ta grâce naissante,
Je ne peux plus chanter…
Hélas! Hélas!
Si je pouvais aimer encore
C’est toi seule que l’aimerais;
Car je crois voir lever l’aurore
Quand diaphane, tu parais,
Comme toi l’Autre était belle,
tout son être savait charmer.
J’ai peur de toi, je crus en elle…
Je ne sais plus aimer.
Hélas! Hélas!
Je ne peux plus chanter…
Je ne peux pas pleurer…
Je ne sais plus aimer.
Chanson jaunseque
Poem by Félicien Champsaur
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — Volume VIII #14 [1914]
Toujours!
Et demain, plus jamais!
Ainsi sont partis les charmes,
Comme un rire boit des larmes,
De vous femmes que j’aimais.
Que ne fûtes-vous cruelles?
Vous m’auriez paru belles
Jusques en l’éternité:
Mais vous fûtes si gentilles,
Toutes, toutes, tant femmes que filles,
Que j’en sais la vanité.
Très maligne, l’hôtelière
D’amours, soudain, les fait courts,
Et, pour qu’on l’aime toujours,
Elle s’en va, elle s’en va, la première.
Chanson pour elle
Poem by Henri Maigrot
Music by J. Massenet
à Madame Bréjean-Gravière
Also 20 Mélodies — Volume V #18 [1899]
Pour toi,
j’écris cette chanson.
Sur une feuille d’églantine;
Avec un air de ma façon
Pour guitare ou pour mandoline,
Chante, Chante!
J’aime le son
De ta voix troublante et câline…
Pour toi, j’écris cette chanson.
Sur une feuille d’églantine;
Elle dit que tu m’aimeras
Peut-être à la saison prochaine,
Que, pour moi, s’ouvriront tes bras,
Tes bras blancs! la douce chaîne!
Et puis, que tu me trahiras,
Sans prendre souci de ma peine…
Elle dit que tu m’aimeras
Peut-être à la saison prochaine!
Mais, hélas! les chansons d’amour
Disent toutes la même chose:
Elle t’aimera tout un jour;
Demain sa porte sera close,
Chante, chante! gai troubadour:
Demain sera triste et morose…
Car, hélas! les chansons d’amour
Disent, toutes, la même chose!
Chant de guerre cosaque
Poem by Hélène Vacaresco
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — volume IV #10 [1896]
Vierge,
tex cheveux noirs dépassent ta ceinture,
Ton visage est plus blanc que la neige en janvier;
Mais j’aime mieux les crins sanglants de ma monture,
Mais j’aime mieux l’écume au mord de mon coursier.
Ta main est bien légère à mon cou; quand je frôle
Ta robe je sens naître un frisson sous ma peau;
Mais j’aime mieux le poids des armes sur l’épaule,
J’aime mieux le baiser palpitant du drapeau.
Oui, tu me donnerais ton âme tout entière,
Tu pencherais vers moi ton front tranquille et blanc,
Que je préfèrerais une victoire altière,
Et la mort d’un héros sur le terre sanglant.
Chant provençal
Poésie de Michel Carré
Musique de J. Massenet
à Madame Michel Carré
Also 20 Mélodies — Volume I #7 [1875]
(avec simplicité)
Mireille
ne sait pas encore
Le doux charme de sa beauté!
C’est une fleur qui vient d’éclore
Dans un sourire de l’été!
A qui ne connaît pas Mireille,
Dieu cache son plus cher trésor!
Sa grâce à nulle autre pareille
La pare mieux qu’un manteau d’or
Mireille ne sait pas encore
Le doux charme de sa beauté!
C’est une fleur qui vient l’éclore
Dans un sourire de l’été!
Rien ne trouble le chaste rêve
De son cœur innocent et pur.
Elle rit au jour qui se lève,
Le jour lui sourit dans l’azur.
Mireille ne sait pas encore
Le doux charme de sa beauté!
C’est une fleur qui vient d’éclore
Dans un sourire de l’été,
Dans un sourire de l’été!
Chants intimes
Poem by Gustave Chouquet
Music by Jules Massenet
Déclaration
Je crains tes baisers, ô
vierge charmante;
Mais toi, ne crains pas les miens!
De tous mes pensers la charge accablante
Jamais ne viendra poser sur les tiens.
Je crains tes discours, ta présence;
Mais toi, ne crains pas les miens!
Laisse moi t'offrir, enfant sans défense,
Un coeur, un amour, purs comme les tiens!
À Mignonne
Pour qui sera, Mignonne,
L'ondoyante couronne
De vos cheveux châtains?
Pour qui votre sourire,
Vos yeux où j'aime à lire,
Vos petits pieds mutins?
Pour qui tant de sveltesse,
Tant d'éclat de jeunesse
Et de charme vainqueur?
Par qui seront bercées,
Vos nuits et vos pensées?
Pour qui donc votre coeur?
Ah! que ce soit, Mignonne,
Pour qui t'aime et te donne
Les trésors de sa foi!
Pour qui veut dans la vie,
Marcher, l'âme ravie,
Ton esclave ou ton roi!
Berceuse
Enfant,
rose,
Fleur éclose,
Fleur éclose au soleil de mes vingt ans;
Ton sourire
Que j'admire,
Ton sourire est plus frais qu'un jour de printemps!
De ta mère,
Pour me plaire,
Montre-moi les yeux si doux!
Ma fillette
Joliette,
Ma fillette, endors-toi sur mes genoux!
Dieu te donne, Mignonne,
Dieu te donne un bonheur fait de longs jours!
Dors ma fille,
Si gentille,
Dors en paix, mon bel ange, endors-toi mes amours!
Dors!
Comme autrefois
Poem by Jeanne Dortzal
Music by J. Massenet
Also Expressions lyriques #6
(Déclamation rythmée)
J’ai
revêtu, ce soir,
Mon large manteau noir,
Celui que je mettais au temps de nos folies,
Quand tes yeux s’emplissaient de mes mélancolies.
Puis j’ai remis la fleur qui tremblait sur mon cœur
Jadis : géranium ou branche de verveine ?
O parfum qui contient une si douce peine…
Car j’ai pleuré d’amour,
tout bas, jusques au jour.
N’as-tu pas vu parmi des lambeaux de dentelles,
Mes bras nus suppliants s’ouvrir comme des ailes ?
Et mon grand manteau noir
Flotter au veut du soir ?
Coupe d’ivresse
Poem by H. Ernest Simoni
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies — Volume V #12 [1899]
Jusqu’à
ta bouche, j’ai levé la coupe pleine de mes rêves où si longtemps!.. de
lueurs brèves d’espoirs, je me suis abreuvé!
Ecoute pétiller les sèves!..
A tes lèvres destin clair porte la coupe de ma chair…
Bois mes rêves!..
Et la coupe d’or irisé qui flambe au soleil de la vie et dont une goutte
ravie suffisait, seule à me griser… d’un trait tu la videras toute et
dans tes veines passera mon Désir, que ta bouche aura bu, goutte à
goutte!..
Ecoute pétiller les sèves!..
A tes lèvres destin clair porte la coupe de ma chair…
Bois mes rêves!..
Crépuscule
Poésie d’Armand Silvestre
Musique de J. Massenet
à Mademoiselle N. Stamaty
Also 20 Mélodies — Volume I #15 [1875]
(très doux et toujours en s’effaçant jusqu’à la fin)
Comme un
rideau sous la blancheur
De leurs pétales rapprochées.
Les lys ont enfermé leur cœur,
Les lys ont enfermé leur cœur,
Les coccinelles sont couchées
Et jusqu’au rayon matinal
Au cœur même des lys cachées.
Comme en un rêve original
Comme en un rêve virginal,
Les coccinelles sont couchées
(toujours plus bas)
Les lys ne
dorment qu’un moment
Veux-tu pas que têtes penchées,
Nous causions amoureusement,
Nous causions amoureusement?
Les coccinelles sont couchées.
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Last updated
March 17, 2008 |