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Poems—A
À Colombine
Sérénade d'Arlequin
Poem by Louis
Gallet
Music by Jules Massenet
dedicated to Madame Ernest
Bertrand
also 20 Mélodies, Volume I, #2 [1875]
Colombine
charmante,
C’est pour toi que je chante,
Réponds à ma voix.
La brise caressante
Court les monts, les monts et les bois!
C’est l’heure bien heureuse
Que j’attendais, blonde amoureuse.
Veux-tu pas, curieuse,
Partager mon ivresse et m’imposer tes lois?
Mais en vain je t’appelle,
Ma nuit finira t’elle,
Ainsi, sottement!
Et te plais-tu, cruelle
A railler, railler, mon tourment?
Je ne suis pas Léandre mon coeur plus vif est las d'attendre...
Si tu dors sans m’entendre,
Si tu dors, tu vas voir que l’amour, que l’amour peut venir en dormant !
À deux pleurer!
Poem by J.L. Croze
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Germaine
Fleury
also 20 Mélodies, Volume V, #17 [1900]
Comme vous
dormiez, je n’ai pas osé
Heurter à la porte,
J’ai timidement, pour vous déposé
Ce premier lilas, à peine rosé,
Que l’Avril m’apporte,
Comme vous chantiez un air triste et las
En notes jolies,
Je me suis caché, je ne voulais pas
Troubler d’un aveu, même fait tout bas,
Vox mélancolies.
Comme vous pleuriez, j’ai dit:
Me voici,
Le chagrin rassemble…
Et mêlant ma peine à votre souci,
Nous avons connu le bonheur ainsi,
En pleurant ensemble!
A deux pleurer!..
À la Trépassée
Poem by Armand Silvestre
Music by Jules Massenet
dedicated to “mon ami Carolus Duran”
(Le Poëte)
Lève-toi, lève-toi, chère
ensevelie!!
Déchire ton linceul de fleurs;
Tu n'as pas oublié mes pleurs?
(La Trépassée)
La plus douce larme
s'oublie!
(Le Poëte)
Je te retrouve un peu
pâlie, pâlie;
Qui t'a pris tes chères couleurs?
(La Trépassée)
J'ai longtemps dormi sous
des fleurs,
Et le plus doux charme s'oublie!
(Le Poëte)
Ah! Je ne sais par quelle
folie.
Je t'aime encor sous tes pâleurs,
Viens, les roses boiront tes pleurs!
Les roses boiront tes pleurs!
Viens!
(La Trépassée)
Le chemin des roses
s'oublie.
(Le Poëte)
Je meurs de ta mélancolie!
Viennent de nouvelles douleurs!
C'est le printemps! cueillons des fleurs!
Lève-toi, chère en sevelie!
Lève-toi!
Lève toi!
À Mignonne
Poem by
Gustave Chouquet
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies, Volume I,
#8 [1875]
Pour qui
sera, Mignonne,
L’ondoyante couronne
De vos cheveux châtains?
Pour qui votre sourire
Vox yeux où j’aime à lire
Vox petits pieds mutins?
Pour qui tant de sveltesse,
Tant d’éclat de jeunesse
Et de charme vainqueur?
Par qui seront bercées,
Vos nuits et vos pensées?
Pour qui donc votre cœur?
Ah! que ce soit, Mignonne,
Pour qui t’aime et te donne
Les trésors de sa foi!
Pour qui veut dans la vie,
Marcher, l’aime ravie,
Ton esclave, ton esclave ou ton roi!
Un Adieu
Poem by
Armand Silvestre
Music by Jules Massenet
dedicated to “mon ami J. Bouhy”
Sur
ta bouche avec le désir
Je bois ta dernière caresse:
Car je neveux plus de maîtresse
Que celle qui ne sait trahir.
Sur ta bouche, avec le désir
Je veux boire l'oubli des roses;
Car je n'aimerai plus des choses
Que celles qu'on ne peut fiétrir.
Sur ta bouche, avec le désir...
J'ai bu ma dernière espérance,
Car je ne veux plus de souffrance...
Que celle, dont je dois mourir!
Les Alcyons
Poem by J.
Autran
Music by Jules Massenet
Also 20 Mélodies, Volume II, #9 [1881]
...Nous jetons au ciel comme vous même
Un cri de détresse et de deuil!
Vox destins sont pour
l'homme un étrange mystère:
Toujours suspendus sur les eaux,
Vous ne vous posez pas et vous laissez la terre
Abriter les autres oiseaux.
L'aigle a le roc sublime, et le moineau la tuile;
L'alouette a les verts sillons:
Vous n'avez sous les cieux. vous, qu'une onde mobile,
Alcyons,
Tristes alcyons!
De nos âmes, hélas! vous êtres bien l'emblème.
Ballottés d'écueil en écueil,
Nous allons, nous jetons au ciel, comme vous même,
Un cri de détresse et de deuil.
Nous ne possédons, nous, que la vaste amertume
De nos mouvantes passions,
Et vivons, comme vous,
Toujours sur une écume.
Alcyons,
Tristes alcyons!
L'Âme des Oiseaux
Poem by Hélène Vacaresco
Music by Jules Massenet
dedicated to Madame Trouard-Riolle
also 20 Mélodies, Volume IV, #1 [1896]
Le
printemps a jeté sa lyre
Sous les saules et les roseaux.
O grands bois, pouvez vous me dire
Que de vient l'âme des oiseaux?
Tout l'avril est fait de leur grâce!
J'en avais un, mais il est mort...
Et depuis je trouve l'espace
Vide de concert et d'essor
Plus légère encor que leurs ailes,
Que le duvet au bord des nids,Qui les reprend, où s'en vantelles
Les âmes des pauvres petits?
Vous que la sève emplit de flammes,
O fleurs, ô roseaux,
Priez avec vos âme,
Priez pour l'âme des petits oiseaux.
Les Âmes
Poem by
Paul Demouth
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Marie-Laure
Constantin
also 20 Mélodies, Volume V, #9 [1900]
Dites-moi
ce que sont les âmes
Qui mettent dans les yeux des flammes?
Sont-elles de feu clair d’or pur,
Sont-elles grandes ou menues
Et toutes richement vêtues
D’un manteau de céleste azur ?
Dites-moi ce que sont les âmes
Qui mettent dans les yeux des flammes?
O viys, désirs inapaisés,
Qui, dans les amoureuses fièvres,
Faites éclater sur les lèvres
L’ardent cantique des baisers,
Dites-moi ce que sont les âmes
Qui mettent dans les yeux des flammes?
Ne sont-elles qu’invention,
Mirages vains, troublants mensonges,
Fugitives comme les songes
Où se plaît notre illusion ?
Poëte,
Ne sois soucieux !
Toutes les âmes sont révelles
Et, comme l’amour, immortelles !
Mais, vois-tu, seulement aux cieux, tu sauras ce que sont les âmes
Qui mettent dans les yeux des flammes ?
Tu le sauras seulement aux cieux !
Âmes obscures
Poem by
Anatole France
Music by J. Massenet
à Louise Grandjean
also 20 Mélodies, Volume VII, # 18 [1912]
Tout,
dans l’immuable nature,
Est miracle aux petits enfants;
Ils naissent, et leur âme obscure
Eclôt dans des enchantements
Le reflet de cette magie
Donne à leur regard un rayon.
Déjà la belle illusion
Excite leur frêle énergie.
L’inconnu, l’inconnu divin
Les baigne comme une eau profonde;
On les presse, on leur parle en vain:
Ils habitent un autre monde.
Leurs yeux purs, leurs yeux grands ouverts
S’emplissent de rêves étranges.
Oh! qu’ils sont beaux, ces petits anges,
Perdus dans l’antique univers !
Leur tête légère et ravie
Songe, tandis que nous pensons;
Ils font, de frissons en frissons,
La découverte de la vie.
Tout est miracle aux petits enfants.
L’amour pleure
Romance de jadis
Poem by Madeleine Postel
Music by J. Massenet
à Madame Marguerite Carré
also 20 Mélodies, Volume VIII, #4 [1914]
Le pauvre
Amour est tout en larmes,
Son tendre cœur est déchiré;
Il a laissé tomber ses armes;
Il a pleuré, pleuré, pleuré!
Le clair azur de ses prunelles
Est voilé de pleurs douloureux.
Il ne palpite plus des ailes:
Ah! l’amour est bien malheureux!
Il est seul à toute heure,
Partout il est seul, il est seul la nuit et le jour.
Ah! plaignez bien l’Amour qui pleure,
Et pleurez bien avec l’Amour!
Pleurez! pleurez! pleurez!
Amoureuse
Poem by
Morel Retz
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Charlotte
Wyns
also 20 Mélodies, Volume V, #2 [1900]
Tu
voudrais lire dans mon âme
Et tu prétends, mon ben aimé,
Que parfois le cœur d’une femme
Est un livre à jamais fermé;
Ingrat! Finis ce badinage.
Le livre ouvert à tes désirs
Te montre, écrits sur chaque page,
Et ma tendresse et mes soupirs.
Lis sans crainte, et s’il reste encore
Quelque passage obscur pour toi,
Enfant curieux que j’adore,
Epèle-moi!
M’en veux-tu de porter envie
A tes pensers de chaque jour,
A tout ce qui remplit ta vie
Et te dérobe à mon amour?
Ah! tiens!
Je voudrais être belle
A faire oublier l’univers
Et t’enchaîner, mon doux rebelle,
Dans ces bras qui te sont ouverts,
Être la coupe bien heureuse
Où nul naît jamais bu que toi,
Et dire à ta lèvre amoureuse:
Epuise-moi!
Les Amoureuses
sont des Folles
Poem by Duc de Tarente
Music by Jules Massenet
Also 20 Mélodies, Volume VI,
#11, [1903]
Les
amoureuses sont des folles
Dont l'âme est faite de mystère,
Et le meilleur est de se taire
Sans rien croire de leurs paroles.
Les amoureuses, dans leurs yeux,
Ont des regards faux et cruels;
Se prennent les audacieux.
Les amoureuses sont des folles
Dont l'âme est faite de mystère,
Et le meilleur est de se taire
Sans rien croire de leurs paroles,
Les amoureuses bien aimées
Ont raison de tous les courages,
Car l'arrêt de nos esclavages
Rit sur leurs bouches parfumées.
Les amoureuses sont des folles.
Amoureux appel
Poem by Georges de Dubor
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Loventz
also 20 Mélodies, Volume VI, #19 [1903]
Viens, ô le désiré, viens chanter avec moi l’hymne de l’éternel
amour !
Et que nos cœurs unis dans une même palpitation se disent le charme
tout puissant des doux mystères !
Viens, ô le bien-aimé ! que tes lèvres boivent sur les lèvres
l’exquise ivresse des baisers et que la mort, à son suprême appel,
trouve encore nos souffles confondus !
Viens, ô l’adoré! j'ai soif de tes caresses !
Viens, mes yeux t’implorent; ma bouche t’appelle; mon corps
frissonne; tout mon être te désire !
Viens ! Viens ! Viens !
Amours bénis
Poem by André Alexandre
Music by J. Massenet
à Madame Oulmont
also 20 Mélodies, Volume V, #15 [1900]
Une aube
fraîche… et printanière,
Avril ou Mai,
Je ne sais plus,
Des pleurs ont mouillé ma paupière,
Nos regards se sont confondux.
Un jour d’été, pas la colline,
Vers le ciel nous montions tous deux;
Mon cœur battait… heure divine!
Tu m’as fait tes premiers aveux.
Par un crépuscule d’automne,
Nos baisers ont chanté très doux,
Caressant l’aïeule bretonne
Qui dormait, rêvait près de biys,
Aveux, baisers, fleurette éclose
Pour qui je tremble et je pâlis,
Dans son berceau k’enfant repose:
Nos amours ont été bénis.
L’Ange et l’enfant
Poem by Marie Barbie
Music by J. Massenet
à Madame Marie Barbier
also 30 Mélodies, Volume VIII, #12 [1914]
L’ange
Amabed a cueilli des roses
Dans le jardin enchanté d’Allah; la
Elles étaient fraîchement écloses;
Il les cueillit, puis il s’envola. la
Il entoucha les paupières closés
D’un bel enfant dans l’ombre endormi:
Dors, mon petit ami ! la dors !
L’ange lui dit :
Le jour chasse l’ombre;
Viens avec moi, viens jouer par là! la
La mère, hélas! sous la tente sombre,
Dormait encor quand il s’en alla. la
Le temps s’oublie à des jeux sans nombre;
Le vent d’hiver a cent fois gémi!..
Dors, dors, mon petit ami ! la
Dors !
L’enfant regagne enfin sa demeure;
Sa mère alors : « C’est toi que voilà ! la
Et maintenant il faut que je meure ! »
L’embrasse encore et plus ne parla. la
« J’ai trop joué ! Dit l’enfant qui pleure,
Et j’ai cent ans, cent ans et demi !.. »
Dors, dors, mon petit ami ! la
Dors !..
Anniversaire
Poem by
Armand Silvestre
Music by J. Massenet
Also 20 Mélodies, Volume II,
#6 [1881]
Le poète
dort;
L’oiseau chante;
Mais près du poète endormi,
La voix de l’oiseau, plus touchante
Garde quelque chose d’ami
Le poète est mort:
La fleur brille;
Mais, près du poète
La fleur dans la goutte d’eau qui scintille,
Garde quelques chose d’un pleur.
Le poète attend: l’aube veille,
Qui, du ciel penchant les sommets,
Lui porte de sa main vermeille
Le laurier qui ne meurt jamais!
Au delà du rêve
Poem by Gaston Hirsch
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Pierina
Tamburini
also 20 Mélodies, Volume VIII, #13 [1914]
(avec élan)
Où n’atteindrai-je pas ?
La cime
Qui, perçant le voile d’azur,
Se dresse d’un élan sublime,
Je la franchirai d’un pas sûr.
Trop d’ombre enveloppe la terre…
Allons où Dieu se révéla,
A la voûte bleue, au Mystère,
Au delà du Rêve, au delà !
Salut,
(avec transport)
Soleil de qui la course
Embrase, anime l’univers !
Découvre à mes regards la source
Du Bien, du Mal, des flots pervers
Où, craintive
Et plaintive,
S’engloutira l’Humanité…
Ainsi pleurait mon âme avide
De divine félicité;
Mes cris se perdaient dans le vide,
Quand une voix me dit:
« Un jour
S’évanouira ta chimère:
Le bonheur ?…
Il est sur la terre;
Il tient dans un seul mot:
(tendre
et simple)
Amour. »
Amour.
Au très aimé
Poem by Caroline Duer
Music by J. Massenet
à Madame Jeanne C. Max
also 20 Mélodies, Volume VII, #3 [1912]
Mon
très aimé, bonne nuit !
La paix de l’ombre étend ses ailes sur l’agitation des choses
humaines, et calme un moment le tumulte du jour.
Voici moins d’une heure, nous étions ensemble, jouant nos rôles… au
théâtre menteur du monde, disant les mots qui nous étaient donnés à
dire.
Loin de vous, je suis pourtant plus très de vous, bien que des rues
très longues nous séparent, et quand même le monde entier s’étendrait
entre nous deux.
Pensez à moi, très aimé, mais non pas telle que j’étais alors:
alors, c’était une femme mondaine au milieu des hommes;
Maintenant, c’est une femme solitaire qui vous aime.
Aubade
Poem by
Gabriel Prévost
Music by J. Massenet
also 20 Mélodies, Volume II, #7 [1881]
Le jour
paraît à l’horizon;
On entend courir des bruits d’aile;
Je vois venir sur ta maison
L’essaim des jeunes hirondelles,
Chère blonde, il est temps d’ouvrir
Te fenêtre au parfum des roses…
Ton âme aussi va refleurir
Avec les pervenches écloses!..
Vois passer les rêves ailés
Fredonnant leurs chansons joyeuses…
Et, sous leurs fronts demi voilés,
Le fleurs d’Avril insoucieuses.
Il ne faut aimer qu’une fois;
Le blauet te dit: sois fidèle;
Et sur sa tige, l’asphodèle
Te dit: sois pure, espère, espère et crois!
Le printemps va renaître et la terre s’éveille;
Une étoile au ciel bleau, la dernière qui veille,
Semble un premier sourire aux levers d’un amant.
La brise du matin souplire doucement.
Salut à toi, printemps!
Salut à toi, lumière!
Ma belle fiancée entr’ouvre ta paupière!
Le jour paraît à l’horizon;
On entend courir des bruits d’aile;
Je vois venir sur ta maison
L’essaim des jeunes hirondelles,
Chère blonde, il est temps d’ouvrir
Te fenêtre au parfum des roses…
Ton âme aussi va refleurir
Avec les pervenches écloses!..
Salut à toi, printemps!
Salut à toi, lumière!
Salut lumière!
Printemps!
Salut !
Aube païenne
Poem by Lucien Rocha
Music by J. Massenet
à Madame Payen-Rocha
also 20 Mélodies, Volume VIII, #1 [1914]
Quand de
mon tertre en fleur, sous les feux du matin,
Je vois scintiller ta fenêtre,
Comme un astre tombé d’un firmament lointain,
Le jour se lève dans mon être !
Et mon cœur plein d’amour reçoit tous les rayons
Que reflètent tes vitres closes,
Tandis qu’autour de moi monteint, des lourds silence,
La douce et grande voix des choses !
Masi déjà, dans la nuit, tu voyais luire en toi
L’heure claire qui me ramène,
L’heure où noter baiser abrite, comme un toit,
La seule belle joie humaine !
Alors vers toi je cours, fou, le cœur anxieux,
Brûlant du feu qui le dévore,
Afin de posséder tout le ciel dans tes yeux
Et sur ma poitrine, l’aurore !
Automne
Poem by
Paul Collin
Music by J. Massenet
also 20 Mélodies, Volume III, #13 [1891]
Profitons bien des jours
d’automne où, dans les cieux,
Semble errer la langueur plaintive des adieux…
Profitons bien des jours d’automne…
Je me souviens des tendres choses
Que se racontaient les amants;
Ils faisaient d’éternels serments…
Tout bas…
Quand fleurissaient les roses !
Profitons bien des jours d’automne où, dans les cieux,
Semble errer la langueur plaintive des adieux…
Profitons bien des jours d’automne…
Hélas! le destin qui nous pousse
Est quelquefois si rigoureux!..
Reviendrez-vous, beaux amoureux,
Quand reviendra la saison douce ?
Profitons
bien des jours d’automne !…
Ave Margarita
Prière d’amour
Poem by Edouard Noël
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Blanche
Gellée
also 20 Mélodies, Volume VI, #12 [1903]
Je te
salue, ô Marguerite,
Reine de grâce et de candeur;
Quand mon amour te rend visite,
Ecoute l’aveu de mon cœur.
Je te salue, ô Marguerite,
Plus que toute autre tu mérite
D’être chérie avec ardeur;
Car ton âme divine habite
Un sanctuaire de splendeur.
Je te salue, ô Marguerite,
Ecoute-moi, Sainte Mignonne,
Dans le baiser que je te donne,
Tout en moi te crie: Aimons-nous.
Maintenant et toute la vie,
Je veux, dans mon âme ravie,
Prier, aimer à tes genoux. ô Marguerite…
Reine de grâce et de candeur,
Je te salue, ô Marguerite !
Ave Maria
based on Méditation from Thaïs
Traditional Text
Music by J. Massenet
also 20 Mélodies, Volume IV, #5 [1896]
Ave Maria,
gratia plena;
Ave Maria, gratia plena;
Dominus tecum: benedieta tu in mulieribus, et benedietus fructus
ventris tui, Jésu, benedietus fructus ventris tui, Jésu.
Sancta Maria,
Mater Dei, ora pro nobis peccatoribus nunc et in hora mortis nostræ.
Amen.
Avec toi
Poem by Julien Gruaz
Music by J. Massenet
à mon ami Robert Le Lubez
also 20 Mélodies, Volume VI, #10 [1903]
Avec toi
courir dans les plaines
Et dans les bois,
Et n’y chercher que joie sereines
Et doux émois,
Poursuivre à deux, sous les verdures,
Nos longs chemins
Sans redouter les aventures
Des lendemains,
Boire au cristal bleu des fontaines,
Sources du ciel,
Et puiser dans le creux des chênes
Le premier miel,
Et le soir à l’heure embrasée,
Ange léger,
Ta tête sur moi reposée,
Te voir songer,
Ne plus du tout penser au monde
Et chaque jour
Goûter, dans une paix profonde,
Tout notre amour !
Avril est amoureux
Poem by Jacques d’Halmont
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Palasara
also 20 Mélodies, Volume VII, #17 [1912]
Avril
dort sous la lune blanche.
C’est la nuit douce aux amoureux;
La brise effleure chaque branche
Et caresse tes blonds cheveux
Avril dort sous la lune blanche
C’est la nuit douce, douce aux amoureux.
Avril s’éveille et l’Amour chante !
M’amour, il faut ouvrir tes yeux~
La source dans sa chanson lente
Chante l’amour aux amoureux…
Avril s’éveille et l’amour chante
Avril s’éveille,
Il faut ouvrir tes yeux.
Avril rêve à des chants d;amour,
Avril est amoureux,
Il est amoureux des Etoiles !
Oh! m’amour il a vu tes yeux,
Ce pur comme un ciel sans voiles !
Avril rêve à des chants d’amour,
Il est amoureux des Etoiles…
Avril est amoureux !
Avril est là !
Poem by François Ferrand
Music by J. Massenet
à Mademoiselle Rose Ferrand
also 20 Mélodies, Volume V, #20 [1900]
Avril est
là ! Chantant; c’est ta fête, ô ma Blonde !
Des fanfares d’amour sonnent en plein soleil;
Vois, les fleurs ont jailli comme on sort du sommeil
Après un rêve bleu: c’est le réveil du monde !
Les ouragans ont fui, plus calmes sont les flots:
Vins, le veux-tu ma Blonde? Il me faut ton étreinte !
Sais-tu bien que l’exil m’arrache des sanglots ;
Que je meurs chaque jour fou d’espoir et de crainte !
Vois ! je courbe le front sous ta charmante loi,
Et j’ai le désir fou de n’être rien qu’à toi !..
Et toute je te veux, en un flot de tendresses,
Oh ! toute, ma jolie, toute en la joie d’aimer !
Viens, le veux-tu ?
Viens, le veux-tu ?
Viens !
Les paradis ouverts viendront nous parfumer.
Dans le vertige heureux des troublantes ivresses !
Viens ! le veux-tu ?
Viens ! ma Blonde !
Viens !.. viens !
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March 17, 2008 |