e
arillon
Légende mimée et dansée
de MM. C. de Roddaz et E. Van Dyck
Musique de J. Massenet

First performance: Imperial Opera (Hofoper), Vienna, February 21, 1892.
Piano score published by Heugel 1892.
Personnages
Rombalt, aubergiste
Bertha, sa fille
Meister Karl, horloger
Pit, syndic des Ramoneurs
Jet, syndic des Boulangers
L'Échevinde Courtrai
Un Héraut
Philippe le Bon, duc de Bourgogne
Apparition de saint Martin
Bueveurs et Campagnons, Soldats, Bourgeois, Suite du Héaut,
Suite de Duc, Peuple de Courtrai
La scène se passe à Courtrai, dans les Flanders, au XVe siècle

La grande place de Courtray, à droite l'église St. Martin avec une partie du porche et bien en vue, la tourelle de gauche dans laquelle ou pénètre par une petite porte; un escalier contourne la tourelle et conduit à l'horloge encore inachevée qu'un échafaudage caché aux yeux du public.
Au premier plan de gauche la Brasserie de Rombalt; tables et bancs. Le premier étage est habité par Rombalt et sa fille Bertha; devant la fenêtre de Bertha, un grand balcon soutenu par deux piliers; sous la fenêtre, une porte. A gauche, la maison habitée par Maître Karl; au fond, et derrière l'Église, maisons.
On danse.
Des buveurs, des femmes sont assis autour des tables de la brasserie. Des jeunes filles, des jeunes gens offrent des fleurs à Bertha, à propos de ses prochaines accordailles. Pendant la danse, Karl s'est approché de Bertha; Rombalt les surprend au moment où ils s'embrassent, et pourchasse Karl, malgré les supplications de sa fille. Karl disparaît dans la tour de l'horloge, après avoir envoyé des baisers à Bertha. Rombalt, calmé, revient vers les buveurs. Bertha, triste et rêveuse, regarde la tour de l'horloge dans laquelle Karl a pénétré.
Tout à coup, la foule se porte vers le fond de la place, au devant de Pit, le Syndic des Ramoneurs, accompagné des corporations qui se rattachent à la sienne. Pit s'approche de Bertha, présenté par Rombalt, afin de montrer à la jeune fille tous les avantages du métier qu'il exerce. Pit mime, tout en dansant, le travail habituel des Ramoneurs.
Diriges par les membres des corporations, qui lui font cortège, figurent tout ce qui a trait à leur profession. Pit doit boiter. A peine le groupe, au centre duquel trône le Ramoneur, est-il fermé, que la foule se précipite au devant de Jef, le Syndie des Boulangers. Jef, vêtu de blanc, est comme Pit, accompagné des corporations qui dépendent de la Boulangerie.
Jef mime le travail habituel des Boulangers. Même jeu que précédemment.
Pit se présente. Bertha se retourne et refuse. Consternation des amis. Jef se présente. Même jeu de Bertha. Même mouvement des amis de Jef. Bertha danse en se moquant des deux prétendants et en parodiant leurs gestes.
Rumeurs joyeuses au loin. Une foule d'habitants entre bruyamment. Ils précèdent le Héraut du Duc et l'Echevin de la ville accompagnes par les Sergents de Coutray. Trompettes plus près. Trompettes à côté du Héraut.
Parvenu au milieu de la place, le Héraut, qui est à cheval, invite le peuple à lire le proclamation que deux valets déroulent: pas pour célébrer la joyeuse entrée de Mes sire notre Duc de Brougogne, Maître Karl sera emprisonné.
Le peuple lit la proclamation avec intérêt. Le voile qui couvrait l'horloge s'est soulevé. Maître Karl apparaît et tâche de déchiffrer la proclamation. Rombalt, Pit et Jef se réjouissent. Bertha semble désespérée. Maître Karl a descendu rapidement l'escalier extérieur et est arrivé sur la place; il supplie l'Echevin de lui accorder un sursis, son travail étant inachevé.
Supplications de Karl
L'échevin le repousse. Maître Karl est attéré, le temps lui manque, l'horloge n'est pas terminée. Le Héraut s'éloigne, suivi de son cortège. Subitement, n'écoutant que son amour. Karl court à Karl...lui tend la main et déclare, à la grande stupéfaction de Jef et de Pit, que c'est lui qu'elle aime et qu'elle choisit pour époux. Rombalt les sépare.
Il calme Jef et Pit en leur faisant comprendre qu'il ne consentira que si l'horloge sonne, mais comme Maître Karl vient d'avouer que son travail n'est pas fini, ils n'ont donc rien à redouter de ce troisième rival.
Bertha veut envoyer des baisers à Karl, mais son père l'oblige à rentrer dans la maison.
Tous se retirent.
La nuit vient peu à peu.
Resté seul, Maître Karl regarde son horloge avec désespoir; il semble certain d'être emprisonné dès que le jour paraîtra. Il jette ensuite les yeux sur la fenêtre de Bertha...la fenêtre vient de s'éclairer. Sa douleur augmente à la pensée de perdre celle qu'il adore.
Affolé, Maître Karl finit par tomber à genoux devant la statue de St. Martin qui surmonte la porte de la tourelle. Il prie...il implore... Tout à coup, la statue illuminée semble faire de la tête un signe protecteur.
Maître Karl, émerveillé, se relève. Il entend sonner le carillon!!..Mais ce n'est qu'un bruit vague, éloigné, une promesse pour le lendemain, une récompense accordée à l'artiste...une espérance donnée à L'amoureux. En effet, le sommet de la tourelle s'est éclairé, les murs sont devenus transparents, et l'on aperçoit le Carillon, dont les cloches sont frappées par des Anges Plus bas, le Cadran s'illumine, l'heure sonne.
La Vision disparaît. A peine la Vision vient-elle de disparaître que Maître Karl appelle Bertha, celle-ce ouvre sa fenêtre. Le jeune homme enthousaisamé, plein d'espoir, de courage, lui raçonte ce qui vient de se passer Grâce à l'intervention de St. Martin, le Carillon se fera entendre... C'est l'avenir assuré, c'est le bonheur!
Bertha partage sa confiance et n'épousera qui lui. Karl prend une échelle sous la porte de la tourelle et l'applique au balcon de Bertha. Bertha descend. Elle tombe dans les bras de Karl.
Dialogue Sentimental
(Karl et Bertha)
Une ronde de Bourgeois commandée par le Sergent de nuit s'approche...Les deux amants effrayes se séparent. Bertha remonte sur son balcon. Maître Karl se dissimule sous le porche de l'Église. La Ronde passe. Les Bourgeois, un peu ivres, ont peur. La nuit est si obscure!..Au moindre bruit ils sont tremblants, ils n'osent avancer...Mais, n'apercevant vraiment rien, ils se rassurent et continuent la ronde...
Bientôt ils disparaissent.
La Ronde passé, Karl s'approche du balcon, demande un dernier baiser à Bertha, le jeune fille consent, Karl gravit l'échelle et l'embrasse. A ce moment, Jef paraît sur la place. Effrayée, Bertha rentre chez elle et ferme sa fenêtre. Karl s'enfuit dans sa maison, oubliant, près du balcon, la malencontreuse échelle. Furieux, Jef le poursuit jusqu'à sa porte, avec des gestes menaçants.
Puis, il revient sous le balcon, voit l'échelle, hésite, et se décide enfin à en gravir les échelons. Mais la fenêtre est close, en vain Jef supplie, frappe... Rien ne paraît...Il s'apprête à descendre, lorsque Pit paraît à son tour. Pit est absorbé, il arpente la place de long en large, au grand dépit de Jef qui craint d'être surpris. Pit marche en gesticulant, comme un homme qui médite un projet; il heurté du pied l'échelle, s'arrête, lève la tête. Et après avoir réfléchi s'apprête à monter...Lorsque la porte de la maison s'ouvre et Rombalt, attiré par le bruit, se trouve au pied de l'échelle en même temps que Pit.
Exaspéré, il renverse l'échelle d'un coup de poing et saisit Pit au collet. Celui-ci proteste de son tournure, essaie de descendre en s'accrochant aux balustre du balcon, mais il tombe entre Pit et Rombalt qui le saisissent. Tous trois gesticulent ensemble sans parvenir à se comprendre. Tous trois tombent d'accord.
Jef et Pit proposent de détruire la fameuse horloge ils font semblant de frapper. L'horloge sera brisée... Karl sera emprisonné... Et la jolie Berthe devra se résoudre a choisir entre eux. Rombalt approuve ce projet, rentre chez lui... Il en ressort aussitôt et remet aux deux syndies des marteaux à l'aide desquels ils jurent de briser le chef-d'oeuvre de l'horloger. Rombalt les encourage, les conduit jusqu'à la porte de la tour et rentre chez lui en se frottant les mains, non sans avoir d'abord fait un geste de menace vers la demeure de Karl.
La scène est vide. La statue de St. Martin s'illumine de nouveau et l'on voit Jef et Pit porteurs de leurs gros marteaux qui montent l'escalier extérieur. Ils arrivent enfin à l'horloge, soulèvent le voile qui la cache et disparaissent. On entend aussitôt un bruit épouvantable; ce sont les deux syndies qui accomplissent leur besogne sacrilège. Tout redevient obscur.
Nuit profonde.
Lever du jour. Au loin les coqs se répondent. Les oiseaux s'éveillent... Des badauds arrivent sur la place, peu à peu la foule augmente. Le tableau s'anime. Fanfares et Tambours. Le cortège de l'Échevin, etc.,etc., fait un bruyante entrée. Fanfares et Tambours.
Danse Flamande
Rombalt et sa fille sortent de chez eux. Karl paraît également sur la place. Il se jette aux pieds de Bertha, implore Rombalt, mais celui-ci, ironique, renouvelle sa promesse de le prendre pour gendre se le Carillon célèbre l'entrée du Duc. L'Échevin consulte une montre. Des gardes se sont glissés aux côtés de Karl, prêts à le saisir, si l'heure ne sonne pas. Bertha, qui veut retarder l'instant fatal où son amant sera arrêté, s'approche de l'Échevin et par mille gracieuses surprises essaie de lui faire oublier l'heure. L'Échevin proteste. Rombalt menace. La foule prend plaisir et s'intéressé à ce jeu. Bertha a réussi à dérober la montre de l'Échevin, mais celui-ci s'en empare de nouveau, la regarde, fait un geste...La foule attend avec anxiété...
Tout à coup, le Carillon se fait entendre, le voile de l'horloge est arraché. Jef et Pit, transformés en par St. Martin, sonnent l'heure en frappant alternativement de leur marteau les grosses cloches de bronze qui surmontent le cadran. Bertha tombe dans les bras de Maître Karl. Rombalt bénit les deux amants. Au fond, passe le cortège du Duc. Maître Karl se prosterne. Le Duc lui jette une chaîne d'or au cou et continue sa marche. Acclamations.
Site Map
A word from Bob
Contact Bob
Last updated
March 17, 2008 |